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Hey, après presque deux années de freelancing, je me sens assez légitime pour te partager quelques conseils afin de t’éviter de faire ces erreurs des débuts de ta vie de freelance. Je pense qu’il est important de t’en faire part pour que tu sois peut-être plus serein.e lors du début de ton activité. Ayant moi-même eu des erreurs lors de mes débuts de jeune chef d’entreprise, je tiens à pouvoir t’apporter les tips que j’aurais aimé savoir pour éviter de faire des coquilles.

Freelance : Mes conseils pour éviter les erreurs des débuts

Avoir un devis complet

Quand on débute en tant que freelance, on a tendance à ne pas savoir ce que doit concrètement contenir un devis, ou à prendre à la légère cette formalité. Seulement nul n’est censé ignorer la loi blablabla… Avoir un devis correctement rédigé et bien complet s’avère être IN-DIS-PEN-SABLE (élémentaire mon cher Watson) pour t’assurer d’une part de travailler dans de bonnes conditions avec ton.ta client.e et d’autre part d’avoir une bonne protection en cas de litige. Je te conseille de te rendre sur cet article de l’illustratrice Ëlodie (que j’apprécie tellement), qui partage plusieurs freebies et templates de devis : devis illustration . Celui-ci doit obligatoirement contenir tes conditions générales de vente, tes clauses (sans qu’elles soient abusives ni interdites) etc… Tu peux par exemple dans tes clauses, indiquer ce qui se passe en cas de maladie, en cas de litiges, en cas de rupture de contrat de ta part ou de celle de ton.ta client.e. ! N’oublie pas les mentions légales, et affiche toujours tes prix en HT (franchise en base de Tva.) La mention importante à ne pas zapper sur ton devis et aussi sur ta facture : TVA non applicable – article 293 B du CGI.

Toujours demander un acompte


Dans ton devis, tu dois toujours demander un acompte. L’acompte va permettre à ton.ta client.e de réserver son projet, et va te permettre d’avoir une assurance (ce n’est pas toujours qu’une question de confiance). Il est primordial de recevoir ton acompte avant de commencer à travailler sur quoi que ce soit, sous peine de peut-être ne jamais voir l’ombre d’un pécule arriver sur ton compte bancaire. Dans le cas où ton.ta client.e te dirait que ce n’est pas dans ses habitudes de verser un acompte, blablabla, explique que tu peux faire une exception cette fois (histoire d’être un peu arrangeant.e si la mission te plaît) mais que tu ne pourras lui transmettre le travail final qu’une fois après qu’il ait validé celui-ci et t’ai fait le virement global.

Toujours faire signer manuellement son devis


Tu t’en doutes, un devis doit toujours être signé de la main de ton.ta client.e et de la tienne (tu peux intégrer une signature électronique avec ton logo). Il est également important que toutes les pages du devis soient parafées, cela veut dire que « logiquement » ton.ta client.e à tout lu et tout accepté avant de se lancer avec toi. Si en cas de litige le devis n’est pas signé par sa main (non, nous ne sommes pas sous Gilead dans The handmaid’s Tale) cela pourrai te porter préjudice/ne pas être en ta faveur.

Remplir correctement sa fiche d’impôts


Lors de ta première déclaration d’impôts, pour éviter de te sentir perdu.e et de faire des boulettes qui impliqueront le fait de devoir te lever aussi tôt que la poule de ton/ta voisin.e pour aller faire la queue devant le centre des impôts de ta ville, voici une astuce : si tu es indépendant.e en profession libérale et donc en BNC (bénéfices non-commerciaux) tu dois indiquer ton dernier chiffre d’affaires annuel en BRUT dans la case 5HQ. L’abattement de 34% s’effectuera automatiquement par le fisc. Je te laisse te diriger vers l’article sur «  l’imposition des BIC et BNC  » qui te donnera davantage de détails sur cette démarche.

Faire la demande de la prime d’activité


Saches qu’à partir du moment où tu lances ton activité et que tu as moins de 25 ans, tu es considéré.ée comme jeune actif.ve et tu peux donc bénéficier à la prime d’activité versée par la CAF. Cette prime est calculée d’une façon dont je ne saurai te l’expliquer, car je n’ai jamais aimé les maths (0+0 = la tête de toto), mais je peux te dire qu’elle s’ajuste à tes CA chaque trimestre. C’est donc variable d’un trimestre à l’autre. Dans tous les cas au début, je t’assure que c’est un bon petit coup de pouce financier (le beurre dans les épinards, tu vois ?). Si tu as plus de 25 ans, c’est le RSA qui prend le relais si tu en fait la demande.

Savoir prospecter


J’ai souvent entendu dire que les clients.es, ça ne tombe pas du ciel (ils ne sont pas des flocons de neige ni des gouttes de pluie) jusque-là, tout est normal. Oui, mais quand on débute, on fait comment pour prospecter ? On téléphone ? On envoie un mail ? On va sonner chez le.la client.e ? Pour t’aider voici une technique de prospection que tu pourras mettre en pratique : créer un profil instagram au nom de ton entreprise, fait-toi connaître, fait grandir ton compte en postant régulièrement (environ 1 post tous les jours de la semaine), tout en étant présent.e pour répondre aux commentaires, aux messages. Sur ce compte tu peux y partager ton savoir-faire et tes conseils par exemple, tes réactions… Une fois que tu te sens prêt.e, rédige un court message percutant et accrocheur sur un carnet ou dans l’application notes de ton smartphone et envoie-le aux marques / enseignes / agences ou groupes avec lesquels tu aimerais travailler / leur proposer tes solutions – prestations. Je te conseille de préciser dans ce message que même si la marque a déjà quelqu’un en interne, que tu peux tout de même intervenir ponctuellement ;). Si tu n’obtiens aucune réponse, tu peux éventuellement relancer, mais juste une fois ou deux, sinon tu va passer pour quelqu’un de pénible avec qui on ne voudra finalement pas bosser du tout.

Connaître sa cible


Ton travail ne plaira jamais à tout le monde (je parle surtout pour les illustrateurs.rices / graphistes), et ce serait une erreur de chercher à ce qu’il plaise à tout le monde. Tu dois trouver ton style, tout en étant curieux.se de tester autre chose (c’est généralement de cette façon qu’on trouve son style). Ainsi, plus ton style va s’affiner, plus tu pourra plaire à une / voir plusieurs cibles de clients.es potentiels. qui seront attirées par ce que tu propose.

Ne reçois pas tes clients à la maison


Ça parait être logique. Dans le cadre d’un nouveau devis, tu peux être amené à devoir rencontrer ton.ta client.e et le mieux c’est de vous donner un point de rendez-vous à l’extérieur. Tu te sentiras plus à l’aise pour discuter de la mission, du projet en question. Surtout, tu n’auras pas d’éléments parasites qui pourraient te distraire ou occuper ton attention (Animaux de compagnie… Famille…) et tu seras pleinement concentrée sur ton prospect et ses besoins. Si tu disposes d’une pièce dédiée à ton activité comme un studio, ou un bureau et que tu sais que tu y seras tranquille dans ce cas, c’est faisable. Un conseil, note les points essentiels de ce rendez-vous et retranscrits-les par mails à ton client ensuite pour avoir des traces de ce qu’il s’est dit entre vous. Encore une fois, en cas de litige, avoir ce genre de traces écrites sera bénéfique pour toi.

Accepte rarement les appels téléphoniques


Même si les rendez-vous téléphoniques sont au premier abord très sympathiques (bien que très angoissants et stressants…), c’est un peu comme le rdv physique : l’appel téléphonique s’il n’est pas enregistré ou retranscrit par mail ne laisse absolument aucunes traces de ce qu’il s’est dit. Tu vois rapidement venir le cas du « j’ai jamais dit ça, mais si vous l’aviez dit… Mais non… Mais si… Vous avez la preuve que je l’ai dit ? Ah bah non ! Mince. D’où la grande importance de privilégier les échanges par mails ou sms et évidemment de tout garder. Même si le.la client.e te fait du charme pour un petit coup de tel, fait lui comprendre que c’est plus simple pour toi d’avoir toutes les informations par écrit (Même si c’est plus long, au moins ça pousse à se poser les bonnes questions et à bien réfléchir à ce qu’on va dire-écrire).

Séparer ses revenus pro / perso


Si tu ne le sais pas encore, maintenant que tu es freelance, il te faut séparer tes revenus non-commerciaux dans un compte pro à part de ton compte bancaire perso (celui qui te sert pour faire tes courses et ton shopping). Je te conseille la Société Générale pour ouvrir un compte pro. (j’y suis, mais promis ce n’est pas un placement de produit). Tu peux également te renseigner sur les banques en ligne pour les indépendants comme Qonto ou Shine (j’y suis pas, mais promis ce n’est pas un placement de produit).

Tenir ses comptes


En tant que micro-entrepreneur, ta comptabilité se trouve largement simplifiée en un livre des recettes et tu n’es pas dans l’obligation d’avoir un comptable. Soit, tu optes pour l’ancienne version : un carnet où tu notes tout manuellement ; soit, tu optes pour un tableau Excel sur PC ou Numbers sur Mac. Celui-ci doit contenir : la date de la vente, numéro de la facture correspondante payée, l’identification du client, la nature de ta prestation (Si par exemple tu as vendu une presta wordpress + une presta illustration, tu mets : WordPress + Illustration), le montant encaissé, la modalité de paiement (Paypal, chèques, virement).

Ne pas se dévaloriser / sous-estimer ses prestations


Il est fréquent de dévaloriser son savoir-faire et ses prestations lors des débuts en freelance. J’imagine que si tu te lances, c’est que tu as avant cela effectué un certain parcours, que tu as validé un projet professionnel, que tu as passé un titre ou un diplôme, que tu as fait des stages et donc que tu as de l’expérience et de l’expertise dans ton domaine ? Alors ne te dévalorise pas, ni toi ni ton travail. Tu es professionnel et tes prestations le sont également. Tu dois donc être rémunéré.ée en conséquence de toute cette expertise que tu mets au service de ta cible de clients. Tu découvriras certainement les joies du syndrome de l’imposteur qui viennent te faire des petits coucous… Je crois que tout freelance passe par-là un jour. Ne te laisse pas abattre, pendant ces moments de doutes intenses, profites-en pour remettre en question ce qui ne va pas et tenter de trouver des solutions pour arranger cela. N’oublie pas que chaque jour tu continu d’apprendre de nouvelles choses et techniques, tu ne peux pas être parfait.e ! En l’occurrence, tes prestations doivent l’être.

Savoir souffler


Je sais que tu aimes beaucoup ton travail et que tu n’as pas l’impression de travailler. Cependant, si tu ne veux pas craquer ni faire de burn-out, il est primordial que tu saches te préserver et te créer une plage horaire à la semaine (ex: 8 h 30 – 12 h / 14 h – 18 h 30 avec la pause collation vers 16 h si t’as un petit creux) ou bien comme moi (13 h 30 – 20 h la semaine, voir 23h30 parfois pour certains projets) parce que je suis une marmotte et que j’aime dormir le matin (je ne me referai pas.). Tant que ton travail est fait, bien fait, tu peux aménager ton temps de travail comme tu le souhaites (et profiter de tes grasses mat » car tu aura travaillé jusqu’à tard). Le plus important c’est de savoir s’arrêter quand c’est l’heure pour laisser place au repos. Si tu arrives à boucler tes projets la semaine avec tes horaires, alors, ne t’en rajoute pas le week-end et profite de ce temps libre rien qu’à toi.

Suivre son intuition


Tu es chef d’entreprise (même si elle est micro ou mini) et ton intuition doit absolument devenir ta meilleure amie. Comme le dit si bien Julia Coudert dans un podcast concernant les erreurs que l’on fait en débutant notre activité (qui est génial au passage et qui m’a inspiré pour écrire ce pavé de conseils) : « en tant que freelances, nous fonctionnons beaucoup à l’intuition justement parce que nous n’avons pas vraiment le choix, étant donné que nous n’avons pas de modèle ni de ligne tracée. Nous sommes obligés de nous écouter, par ex – si je dors mal en pensant à ce  client ou cette cliente, c’est qu’il y a un problème mon capitaine ! – Apprend donc à t’écouter et à refuser un projet si tu ne le sens pas ou tout simplement à dire non si tu ne veux pas dire oui. Cela m’est déjà arrivé une fois de ne pas m’écouter et je l’ai regretté ensuite.

Se faire des amis.es dans le même domaine


Un point tellement essentiel. Les amis.es dans le même domaine de professionnalisation que toi c’est important. Quand tu aura besoin de te confier sur des sujets que ton entourage ne peut pas vraiment comprendre à 100%, tu seras bien content.e de les avoirs. Même si la sociabilité n’est pas ton point fort et que tu est réservé.ée / timide… Mets toi des coups de coude dans les côtes, prends ton smartphone et cherche à créer des liens sur instagram. C’est de cette manière que j’ai pu me lier d’amitié avec d’autres illustratrices / graphistes que j’apprécie énormément et qui je le sais, seront là en cas de doutes, de déprime, de questionnements ou simplement partager des trucs trop cool. N’oublie pas de leur rendre leur monnaie de leur pièce, ils.elles le méritent. Tu peux également proposer des sorties, des rencontres… Le virtuel c’est sympa mais au bout d’un moment c’est la barbe. J’ai eu le bonheur de rencontrer Virginia illustratrice et tatoueuse à Bordeaux, Marion illustratrice et graphiste salariée à Toulouse, Amandine illustratrice, à Albi… !

C’est en faisant des erreurs qu’on apprend, mais si avec cet article, je peux t’éviter de faire quelques pruneaux dès le début, c’est plutôt cool 😉 !

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